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Ce que 2025 m’a appris

auto-édition, organisation et communication

On ne cesse jamais d’apprendre. Chaque jour passé est une évolution vers une meilleure version de soi-même.

Apprendre en marchant

2025 a été une année d’expérimentation et d’apprentissage intense. 2026 suit déjà cette tendance.

Entre la gestion des ventes, la communication et la création de mes contenus, j’ai découvert qu’écrire un livre n’est que la moitié du voyage.

Ce que j’ai appris ne se limite pas à la fantasy : ce sont des leçons de patience, de rigueur… et de confiance en soi. J’ai encore beaucoup de travail à faire sur ce dernier point, mais un pas après l’autre.

Ce qui me faisait peur

Quand on parle d’auto-édition, on pense souvent à la liberté.
Celle d’écrire ce qu’on veut, comme on veut, quand on veut.
Mais on parle beaucoup moins de ce qui vient avec.

Avant même de me lancer pleinement, il y avait trois choses qui me faisaient réellement peur :
1) la gestion comptable,
2) la communication,
3) le fait de devoir porter toutes les casquettes à la fois.

Est-ce que j’en suis capable ?

Écrire, je sais faire.
Créer des univers, raconter des histoires, tenir un récit sur la durée : c’est mon terrain.
Mais devenir à la fois romancière, gestionnaire, communicante, logisticienne, organisatrice d’événements… c’était autre chose.

Je craignais de mal faire.
De me perdre dans les chiffres, de ne pas savoir parler de mon travail sans me trahir, de m’éparpiller, ou de m’épuiser à force de tout vouloir tenir seule.

Et pourtant, 2025 m’a appris quelque chose d’essentiel : on n’apprend pas tout avant de se lancer. On apprend en faisant. Pas à pas.

1. Créer son propre système : le fichier compta

Se lancer dans l’inconnu

Je ne savais pas par où commencer. Les chiffres me faisaient peur, et l’idée d’organiser mes ventes, mes stocks et mes dépenses semblait insurmontable.

Apprendre à faire la paix avec les chiffres

Créer sa comptabilité sans se renier

Avant 2025, la comptabilité faisait partie de ces mots qui crispent. Pas par rejet, mais par crainte de mal faire. De se tromper, de ne pas comprendre, de se sentir illégitime.

Le flou administratif n’a rien arrangé.

Le statut d’artiste-auteur est encore mal connu, y compris par certaines administrations, et il m’est arrivé de sentir que personne ne savait vraiment pas me dire comment faire — ni même quoi faire exactement.

Entre le statut BNC, les frais réels, les recettes, les dépenses, les événements, les ventes directes, il fallait avancer sans mode d’emploi clair et avec des discours discordants…

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, je n’ai jamais repoussé cette question. C’était trop important. Dès le départ, je m’y suis mise à fond, avec sérieux, parfois avec appréhension, mais toujours avec l’envie de bien faire. De comprendre. De ne rien laisser au hasard. Et puis, j’avais pas le choix. Cela fait partie des impératifs.

Personne ne m’avait réellement appris à structurer une comptabilité adaptée à une activité artistique comme la mienne. Une activité faite de salons, de ventes directes, de créations, de frais parfois atypiques.

Alors j’ai appris en faisant. En testant. En ajustant.

À un moment, j’ai décidé de reprendre pleinement la main sur l’outil lui-même.
Plutôt que d’appliquer un modèle générique qui ne me ressemblait pas, j’ai créé mon propre fichier.
Un outil pensé pour mon activité réelle, pas pour une abstraction administrative. Un fichier clair, lisible, évolutif.
Un endroit où chaque dépense a un sens, où chaque vente raconte quelque chose.
Et surtout, ce fichier n’est pas resté figé. Au fil des mois, je l’ai amélioré, affiné, corrigé.

J’ai appris ce dont j’avais réellement besoin, ce qui fonctionnait, ce qui devait être simplifié.

Le modèle que j’utilise en 2025 n’est déjà plus tout à fait celui que j’applique pour 2026.
Parce que j’ai appris, que j’ai gagné en clarté. Et parce que cet outil grandit avec mon activité.

La comptabilité n’a pas tué la création. Elle l’a sécurisée. Elle m’a permis de savoir où je vais, ce que cela me coûte, et ce qui me porte vraiment. De créer avec plus de sérénité, et moins de zones d’ombre.

Le chemin parcouru

Désormais je suis équipée pour l’avenir :

  • Tableau des ventes : suivi précis des livres, illustrations, et lots.
  • Tableau des stocks : visibilité mensuelle sur ce qui part, ce qui reste, goodies, emballage, vendables.
  • Dépenses et recettes : tout noté pour savoir où va chaque euro.

J’ai appris qu’avec un peu de méthode, Excel devient un allié précieux. Ce fichier n’est pas juste comptable : il me raconte l’histoire de mon activité.

2. La communication, cette bête noire

Des hésitations aux premières victoires

Je redoutais les réseaux sociaux, les newsletters, et les posts sur les salons.

Mais en 2025, j’ai compris que communiquer n’est pas se vanter : c’est partager, expliquer, inviter les lecteurs dans l’univers. Et mon univers ne tourne pas que sur ce qu’il se passe dans mes livres, mais aussi tout ce qu’il y a autour.

Apprendre à communiquer sans se trahir

Quand la communication n’est plus un masque

La communication était une autre bête noire. Pas parce que je ne sais pas écrire, mais justement parce que j’écris vrai. Pendant longtemps, j’ai associé communiquer à se vendre. À endosser un rôle. À appliquer des recettes toutes faites, des injonctions marketing qui ne me ressemblaient pas.

Il y avait cette peur diffuse : celle de devenir quelqu’un d’autre pour être visible.
Je voyais passer des conseils, des méthodes, des formules « qui marchent ».
Mais rien de tout cela ne me donnait envie de parler. Parce que parler ainsi aurait été me trahir.
Alors, comme pour la comptabilité, j’ai cherché une autre voie.
J’ai commencé à parler de mon travail avec mes mots. À raconter le processus plutôt que le résultat. Les coulisses, les doutes, les silences aussi. À partager ce qui se vit, pas ce qui se vend.

Et j’ai compris quelque chose d’essentiel : partager n’est pas se justifier. Expliquer n’est pas s’excuser. Être visible ne signifie pas s’exposer à tout prix, à n’importe quel prix.

Petit à petit, un ton s’est installé. Un ton qui me ressemble. Plus posé. Plus incarné. Parfois teinté d’humour, parfois plus introspectif, mais toujours sincère et impliqué. Et ce ton-là, contre toute attente, a trouvé un écho.

J’ai aussi eu la chance de croiser des personnes — et tout un groupe autour d’elles — qui ont su encourager sans formater. Des regards bienveillants, des retours justes, une présence qui ne cherchait pas à corriger, mais à soutenir. Cette rencontre a compté. Parce qu’elle m’a permis d’oser sans me dénaturer. Ces personnes se reconnaitront sans aucun doute.

Aujourd’hui, Instagram est devenu un lieu de lien, pas de performance. Un espace où je partage ce que je vis, pas ce que je dois prouver. YouTube, lui, reste un bonus. Un endroit sans pression, sans obligation de régularité. Juste une possibilité, quand l’envie est là. J’ai appris à faire la différence entre présence et exposition. Être là, sans me disperser. Dire, sans me surjouer.

Et peut-être que toi aussi, tu as peur de te laisser submerger par la communication. Peut-être que tu te dis que ce n’est pas pour toi, que tu n’aimes pas ça, que tu n’y arriveras jamais. Si ça peut te rassurer : je partais de là. Et si j’ai fini par y prendre goût : à ma manière, à mon rythme. Alors ce n’est pas perdu pour tout le monde.

Communiquer n’a pas été me montrer davantage. Ça a été me montrer plus justement.

Et aujourd’hui, j’en suis même à un point que je n’aurais pas imaginé il y a un an. Ma communication pour 2026 est déjà pensée sur six mois (à trois poils de fesse de kangourou). Non pas comme une contrainte, mais comme un cadre rassurant. Un espace qui me laisse de la liberté au lieu de m’enfermer. Mieux encore : de nouvelles idées sont venues. Un ton plus assumé, parfois humoristique, parfois un peu cinglant, celui que vous semblez aimer, justement. Un ton qui ne cherche pas à plaire à tout le monde, mais à être fidèle à ce que je suis. C’est là que j’ai compris que quelque chose avait basculé : la communication n’était plus une source d’angoisse. Elle était devenue un terrain de jeu.

Ce que j’ai découvert

  • Publier régulièrement ne veut pas dire saturer. Ni être présent tous les jours.
  • Chaque post, chaque story est un lien avec toi, le·a lecteur·ice.
  • La communication n’est pas parfaite, elle s’apprend en testant et en observant.

Grâce à ces expériences, j’ai commencé à transformer cette peur en un outil puissant, sans me perdre dans des stratégies compliquées.

3.Porter toutes les casquettes (et accepter de ne pas tout maîtriser)

Être romancière, aujourd’hui, ce n’est jamais juste écrire.

Quand on est auto-éditée, cela veut dire aussi : organiser, prévoir, produire, vendre, transporter, expliquer, recommencer. Encore et encore.

Il y a la fatigue, parfois. Le sentiment d’être un peu partout à la fois. L’impression d’être toujours en train d’apprendre, de ne jamais vraiment « savoir » complètement.

On n’est jamais vraiment en vacances. Le cerveau, lui, ne s’arrête pas.

D’ailleurs, parmi ce cercle bienveillant que j’évoquais plus haut, combien de fois m’a-t-on dit : « Repose-toi un peu. » 🥲 Pourtant, même quand le corps ralentit, l’esprit continue de tisser. La preuve : j’écris ces lignes le lendemain de Noël.

Et en miroir de tout ça, il y a autre chose. La fierté de savoir faire, de ne plus subir, de comprendre ce que l’on fait, comment on le fait, et pourquoi.

Quelque chose a changé cette année : je ne suis plus dans « j’essaie ». Je suis dans « je sais pourquoi je fais ça ». Je ne fais pas tout parfaitement. Mais je fais avec conscience, cohérence, et avec une solidité que je n’avais pas avant.

C’est peut-être ça, au fond, le vrai basculement. M’assumer et assumer mon univers.

4. Les soutiens et encouragements

Une année comme celle-ci ne se fait pas seule.

Certains m’ont aidée avec le fichier compta (merci la formation d’employé administratif !), d’autres m’ont conseillée sur la communication, ou simplement encouragée avec un mot ou un like.

C’est une manière de rappeler que derrière chaque projet, il y a toujours des mains tendues, visibles ou discrètes, et que chaque soutien compte.

Ne pas être seule (même quand on l’est)

L’auto-édition est souvent décrite comme un chemin solitaire. Et, dans les faits, je travaille seule. Mais seule ne veut pas dire isolée.

Tout au long de cette année, il y a eu des personnes qui m’ont aidée, soutenue, encouragée. Parfois par une réponse à une question précise. Parfois par un message au bon moment. Ou parfois simplement par une présence constante, discrète, rassurante. Pas de grands discours. Pas de promesses. Juste des mains tendues quand il le fallait. Je ne vais pas dresser une liste ici.

Parce que le soutien ne se résume pas à des noms alignés, et parce qu’il s’inscrit dans le temps.

Si tu veux découvrir les personnes avec qui je travaille (illustrateurs, correctrice, codeurs, et autres collaborations ponctuelles) je les mets en lumière sur une page dédiée du site.

👉 [lien vers la page collaborateurs]

L’auto-édition en solo n’est pas une aventure isolée. C’est une aventure faite de croisements, d’échanges, et de confiance partagée.

Avancer seule ne signifie pas avancer sans soutien.

5. Les leçons à retenir

  • La patience est essentielle. Tout ne se fait pas du jour au lendemain.
  • Les outils, même intimidants au départ, deviennent des alliés quand on prend le temps de les apprivoiser.
  • Communiquer, ce n’est pas se vanter : c’est raconter son histoire et partager sa passion.
  • L’entourage, les conseils, les encouragements : tout cela pèse lourdement dans le succès d’une année.

Conclusion : regarder vers l’avenir

2025 m’a appris que l’auto-édition ne se résume pas à écrire : c’est gérer, partager, apprendre et se tenir debout face aux défis.

Le prochain livre se construit sur ces fondations.

Les outils, les méthodes et la confiance gagnés l’année dernière seront mes alliés pour continuer à créer et partager.

Ce que je retiens de 2025

Je n’ai pas vaincu mes peurs ni tout réglé. Je n’ai pas trouvé de formule magique. Mais j’ai appris à avancer avec elles. Je me suis outillée. Structurée. Affirmée. J’ai appris à faire la paix avec les chiffres. À communiquer sans me trahir. À porter toutes les casquettes, sans prétendre tout maîtriser.

Et surtout, j’ai compris une chose essentielle : continuer ne demande pas d’être intrépide. Seulement d’être sincère et constante.

2025 ne m’a pas transformée en autre chose. Elle m’a appris à habiter pleinement ce que je suis déjà.

Peut-être que toi aussi, tu avances avec des doutes, des peurs, et l’impression de devoir tout apprendre en même temps. Si c’est le cas, sache une chose : ce chemin-là est possible. Même imparfaitement.

Que la flamme t’accompagne 🔥
S.Owl

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